Offres de thèse

Bourse de thèse doctorale cofinancée par UPE et CAMEO

Offre d’une bourse de thèse, à mener sous la direction de Jean-Pierre Lévy – DR CNRS, LATTS, avec un co-encadrement de Margot Pellegrino – MCF, Lab’Urba.
Les candidatures doivent être adressées à jean-pierre.levy@enpc.fr et margot.pellegrino@u-pem.fr
avant le 15 juin 2019.

Contexte
L’Université Paris Est et CAMEO lancent en 2018, en collaboration avec de nombreux partenaires académiques et socio-économiques (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée, ESIEE, IFSTTAR, MC Habitat, Ecole des Ponts), le projet de recherche I-Site ANDRE. Un projet ambitieux, impliquant une dizaine de chercheurs de différentes disciplines afin de mettre en place des outils performants et précis pour analyser et prédire les consommations énergétiques de bâtiments résidentiels à travers une approche I) couplant modélisation physique et énergétique des systèmes, ii) la science des données, et iii) la modélisation des comportements des occupants et leurs usages à retombées énergétiques. Les trois points précédemment listés feront chacun l’objet d’un travail de recherche. La thèse présente a pour objectif d’étudier le troisième point.

Profil recherché
Le/a candidat(e), issu(e) d’une formation (niveau master minimum) en sciences sociales, informatique ou sciences pour l’ingénieur, devra disposer d’une solide maitrise des méthodes et des outils de la statistique (modélisation sur R notamment) et de la cartographie (SIG).

Les missions
Le/a candidat(e), aura en charge le test et l’amélioration d’un modèle existant portant sur la mesure et la cartographie des comportements énergétiques domestiques des ménages à l’échelle de l’IRIS. Il/elle travaillera en collaboration au sein d’une équipe de chercheurs et de doctorants en charge de mesurer les consommations et les pratiques énergétiques domestiques à l’aide de capteurs et d’approches stochastiques essentiellement hypothético-déductives. Dans un premier temps, le/a doctorant(e) devra perfectionner le modèle afin de dépasser le stade de l’observation pour parvenir à l’expérimentation du projet urbain (simulation des évolutions démographiques et des impacts des mutations du parc immobilier). Dans un second temps, il/elle devra tester la robustesse du modèle (et l’améliorer si besoin est) à travers différents scénarios de transition énergétique à l’échelle du bâtiment et du quartier. Pour cela, il/elle s’appuiera notamment sur une étude de cas portant sur soixante logements sociaux.

Cette étude reposera sur deux sources principales :
La première sera élaborée en lien avec le bailleur social : il s’agit de la construction, de la passation et de l’exploitation d’une enquête quantitative sur les consommations énergétiques des locataires des immeubles. La seconde concerne les données issues des capteurs et sera traitée en parallèle avec les autres chercheurs et doctorants mobilisés sur ce projet.
Dans ce contexte, la modélisation et la spatialisation des comportements énergétiques, à une échelle large et fine, leurs liens avec les consommations des bâtiments, ouvriraient de nouvelles perspectives pour l’adaptation des outils de planification, de gestion et de communication de natures variées (nouveaux projets d’urbanisme, incitation au changement de comportement, gestion des courbes de charges électriques, etc.) aux enjeux de la transition énergétique. Le/a doctorant(e) inscrira ses recherches dans ce cadre, en développant une question de recherche autonome sur la base des activités menées au sein du projet.